Un peu d’histoire

Au début du 20ème siècle les religieuses étaient chassées de France et n’avaient plus le droit d’enseigner. Beaucoup trouvèrent refuge en Belgique et dans d’autres pays.
Dès 1901, le diocèse de Tournai ouvre ses portes aux Filles du Saint Esprit et le curé de Rongy les accueille dans sa paroisse. Les sœurs ont le souci de chercher des lieux où il n’y a pas encore de communauté ni d’école libre.
Se trouva en vente à La Glanerie une belle propriété consistant en une maison d’habitation assez vaste entourée d’un très grand jardin. (livre des archives)
La Congrégation acheta la propriété et 5 sœurs arrivèrent le 24 septembre 1902.
Les débuts furent difficiles, les sœurs ayant à peine de quoi vivre, mais en 1905, une classe gardienne, une classe primaire et une classe de couture étaient ouvertes. Un internat comptait un petit nombre de pensionnaires venant du nord de la France.
Il faut attendre 1934 pour que l’école puisse obtenir des subsides et devenir gratuite pour les élèves du primaire, grâce au diplôme d’une sœur belge.
Les jeunes filles des environs (Rumes, Taintignies, Mouchin…) venaient suivre les cours de lingerie et de confection.
Arriva la guerre de 1940, les sœurs sont contraintes à évacuer. Lorsqu’elles reviennent, elles sont accueillies très chaleureusement par la population. Elles trouvent leur maison dans un piteux état mais elles s’empressent à remettre tout en ordre pour ouvrir les classes. Tous les élèves sont de retour.
Pendant un temps les allemands occupent la maison.
A la fin de la guerre, à la demande de l’armée de la résistance, la maison devient premier poste de secours pour les blessés.
Après la guerre l’école prend son essor. Les élèves et les pensionnaires de plus en plus nombreux nécessitent la construction de nouveaux locaux.

En 1960 s’ouvre une classe d’enseignement spécial.
En 1962 l’école compte deux classes gardiennes, deux classes primaires, une classe familiale pré-technique, une classe de couture et 3 classes d’enseignement spécial.
Le pensionnat, ayant toujours accueilli des enfants de familles en difficulté, s’ouvre aussi aux « enfants du juge ».Ces enfants faisaient nombre dans notre école.
Chaque année à la fête de l’école nous pouvions admirer une magnifique exposition des travaux réalisés dans les différentes classes.
Vers 1972 la classe de couture est fermée et un peu plus tard la classe familiale pré-technique.
En 1974, les classes d’enseignement spécial sont supprimées.
Depuis, notre école subsiste en harmonie avec les pouvoirs organisateurs qui se sont succédés, les enseignants et le personnel de service.
Et nous voilà en 2016 avec un nouveau P.O, un nouveau directeur, un nouveau projet pédagogique et pleins de projets dans les cartons!
Et ensemble plus que jamais nous sommes motivés, dynamiques et croyons en l’avenir !

Rémy Dumortier